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En coulisses : le voyage de repérage

Dernière mise à jour : 4 févr.

Si je pars cinq à six fois par an à l’autre bout du monde, c’est pour vous. Pour vous créer des itinéraires aux petits oignons qui rendront votre prochain voyage inoubliable. Je me sacrifie pour la bonne cause, en somme…

Mais non, évidemment, c’est une excuse ! Je voyage d’abord pour moi, rassurez-vous, je suis doté d’un égoïsme d’un niveau absolument normal… Ce qui est vrai, en revanche, c’est que je joins l’utile à l’agréable et que je pars vraiment souvent pour vous trouver de nouvelles perles à explorer.

Il s’agit définitivement de l’un des aspects les plus agréables de mon métier de créateur de voyages : découvrir un pays ou une région inconnus. Approfondir, creuser, explorer… pour préparer des itinéraires avec juste le bon dosage des ingrédients qui vont les rendre inoubliables : une cuiller à soupe de paysages, une bonne poignée de rencontres, une pincée d’imprévu, le tout lié par une solide base de logistique.

Mais au fait, quand je pars en repérage, qu’est-ce que je fais exactement ? Eh bien, ça dépend du contexte et de mon objectif.

Le voyage organisé par un partenaire

Offices de tourisme, compagnies aériennes, préfectures, hôtels… de nombreuses institutions disposent de budgets destinés à promouvoir les destinations qu’ils représentent. Inviter des agents sur place est un moyen très efficace de générer du trafic touristique. Il n’est pas meilleur ambassadeur d’un pays que quelqu’un qui l’a visité, évidemment.

Parfois, on paie une petite participation. Parfois, rien du tout. Je suis invité parfois à titre personnel, parce que mon réseau commence à être assez étoffé, parfois via une agence partenaire, en France ou sur place.

L’avantage : explorer une destination à peu de frais, découvrir beaucoup en peu de temps, se laisser guider par des spécialistes.

L’inconvénient : le manque de flexibilité. Rien de plus normal : on nous paie l’aller-retour pour nous montrer ce qu’on veut nous montrer. Mais si le programme est créé intelligemment, et si la sélection des agents invités est faite avec soin, c’est incroyablement utile.

Très dense, car le rythme est en général intense, mais on apprend beaucoup. Certains « éductours » ont pour but de nous montrer un maximum de produits : on visite alors dix hôtels par jour et on multiplie les excursions. D’autres — et ce sont bien évidemment les plus agréables — sont conçus pour nous plonger dans une atmosphère, nous faire aimer une région plutôt que de nous bourrer le crâne de produits à vendre.

Souvent, les visites sont combinées avec des rencontres, des salons, des réunions, qui permettent de rencontrer les acteurs locaux. Professionnellement utile, et humainement enrichissant.

Ces dernières années, j’ai eu la chance de découvrir de nouvelles destinations mémorables par ce biais : Taïwan, le Monténégro, le Cap-Vert… J’ai aussi exploré plus en profondeur plusieurs régions du Japon, de l’Australie, du Vietnam…

Une mention particulière pour les offices de tourisme et organismes Australiens, l'organisation est toujours sans faille, les rencontres pleines de potentiel, et les découvertes sur le terrain inoubliables !

Les extensions pour prolonger le plaisir

C’est là que ça devient intéressant. Découvrir Taïwan avec l’office du tourisme en une semaine, c’est bien. Pouvoir décaler mon vol de retour pour m’organiser moi-même une semaine supplémentaire, préparer mon périple de reconnaissance, aller où je veux — là où je vais vraiment vous dénicher des rencontres hors des sentiers battus —, c’est la cerise sur le gâteau !

À Taïwan justement, cette extension a complètement changé ma vision de l’île. Alors que le programme organisé par l’office du tourisme nous avait laissés un peu sur notre faim, mes quelques jours au cœur des plantations de thé et des forêts d’Alishan, puis dans les rues de Tainan, m’ont subjugué.

Au Vietnam, quelques jours organisés par Vietnam Airlines et un hôtel à Phu Quoc m’ont conforté dans une idée… qu’il ne fallait plus aller à Phu Quoc, mais m’ont surtout permis d’explorer une région du nord du pays que je ne connaissais pas : un régal !

J’ai aussi parfois pu explorer des destinations incroyables en écrivant des guides ou des livres sur des pays que je n’aurais jamais visités en vacances : la Guyane, la Guadeloupe, la Dominique, entre autres…

Le 100 % fait maison

Évidemment, j’adore organiser des voyages. Quand c’est le mien, c’est encore mieux. Et quand c’est un coin que je ne connais pas encore, le jeu en vaut carrément la chandelle.

Tel que vous me lisez, je suis en train de me préparer une semaine dans les hauts plateaux, au centre du Vietnam. Je suis basé à Saigon pour l’hiver, comme vous l’avez peut-être lu, et je suis donc tout près. Cette région m’attire parce que, inondé ces dernières semaines sur mes réseaux sociaux de vidéos vantant les lieux à ne pas manquer au Vietnam… absolument aucune ne mentionne cette région !

J’y ai fait une brève visite il y a une dizaine d’années, mais uniquement sur un week-end expédié… Bien sûr, je vous ferai un rapport circonstancié !

Je prépare également un voyage en Grèce continentale. Je connais déjà un peu les îles, mais pas l’intérieur des terres. Ce périple sera un peu plus touristique et un peu plus personnel, mais j’ai hâte de voir ce que je peux en tirer pour vous !


 
 
 

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