Cap-Vert : déçu, surpris, conquis
- Johann Chabert
- 7 juil.
- 3 min de lecture
Sans vraiment savoir pourquoi, le Cap-Vert m’a toujours attiré. Est-ce l’aura de Cesaria Evora et l’émotion véhiculée par sa musique ? Est-ce ce métissage des cultures portugaises et africaines ? Est-ce une douce rêverie alimentée par des images de belles plages, de forêts tropicales, de chemins de randonnées à travers les petits villages… En tout cas j’ai sauté sur cette invitation de Cabo Verde Airlines et d’une agence de voyage locale, et ai fait mes valises en moins de 30 minutes (comme d’habitude).
Au programme, la découverte de 3 îles… Trois mondes différents, trois ambiances, trois types de climat et de paysages… Et autant vous le dire tout de suite, toutes ne m’ont pas plu !

Sao Vicente : musique et paysages lunaires
La première surprise est l’arrivée à l’aéroport international Cesaria Evora, sur l’île de Sao Vicente. Petit, tout petit… Et mon Dieu qu’il est agréable de passer les douanes en quelques minutes, d’être accueilli dans le calme par un sourire engageant ! Et la découverte suit : Mindelo, seconde ville du pays, en est la capitale culturelle. La ville n’est pas très grande, le port de pêche est plutôt calme, mais la musique n’est jamais bien loin. Le soir, les collines autour du centre s’animent et les bars résonnent des rythmes créoles. Sorti de la ville, le paysage est plutôt lunaire. Sao Vicente, balayée par les vents, est une île aride, même si quelques villages ça et là vivent de l’agriculture rendue possible par le creusage de puits profonds.


Sal : des plages, des cailloux et du vent
C’est l’île la plus touristique de l’archipel. Certes, les plages y sont belles. C’est tout. C’est vraiment tout. Après deux jours à visiter les resorts tout inclus aux centaines de chambres et aux 15 piscines au bord desquelles on danse la lambada en enchaînant les margaritas, et à arpenter la rue principale de Santa Maria, construite de toute pièce pour les touristes, et qui ressemble à n’importe quelle rue touristique du monde, j’ai commencé à prendre des boutons. Le Cap-vert ? Beurk, un piège à touriste ! Sans compte que le reste de l’île ressemble à un immense terrain vague. Heureusement, nous ne sommes pas restés longtemps.


Santo Antao : oui, là vraiment c’est le paradis !
Changement total d’atmosphère et changement d’avis radical ! Après une heure de ferry depuis Sao Vicente, je découvre Santo Antao. Paradis des randonneurs, l’île offre deux visages : une haute chaîne de montagne sépare le sud aride du nord luxuriant. Dans ces vallées verdoyantes dont on ne croirait pas à l’existence avant de s’y plonger, poussent la banane, le manioc, la canne-à-sucre, l’igname, le café… On y produit un excellent rhum, appelé localement grogue, et qui donne rapidement un bon coup derrière la tête… Les options de randonnée sont multiples : sur la côté rocheuse, ou entre les villages à flanc de montagne, traversant ruisseaux et terrasses cultivées.



Et partout, sur Sao Vicente comme sur Santo Antao, et même à Sal, un accueil doux et une joie de vivre communicative ! Une semaine c’était un peu court, j’ai maintenant envie d’y retourner découvrir d’autres mondes de l’archipel cap-verdien : l’île principale de Santiago et Praïa sa capitale, la nature sauvage de Fogo, unique volcan actif du Cap-Vert, ou les plages de Boavista !