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Comment bien choisir ses hôtels

Savez-vous combien d’hôtels existent dans le monde ? Combien de chambres disponibles ? Combien d’appartements à louer à la nuit ? Un indice : un nombre à faire peur. Choisir un hôtel revient à trouver une aiguille… vous savez où.

Il n’existe aucune base de données officielle recensant les hôtels ou hébergements payants dans le monde. Mais on peut estimer. Booking.com annonce environ 30 millions d’annonces en ligne, AirBnB 7 ou 8 millions, Vrbo 2 millions… Si on rajoute tous les hébergements non officiels, qui ne sont pas sur les plateformes, et qu’on prend en compte que beaucoup d’hébergements se trouvent sur plusieurs plateformes en même temps… en implémentant une bonne dose de divinations au doigt mouillé… on peut dire qu’il existe au bas mot plus de 35 millions d’offres d’hébergement dans le monde. Et vous vous demandez pourquoi vous avez du mal à choisir ?

Je vous explique dans cet article comment je choisis les hébergements que je propose dans les voyages Komorebi. Secret de polichinelle : non, ça ne se fait pas sur Internet. Pas en listant les critiques des clients, ou les notes. Ou plutôt si, cela aide à faire le tri. Mais la vraie sélection se fait sur place. Visiter l’hôtel est indispensable. Y dormir est un vrai plus.

L’atmosphère

C’est la première chose que l’on ressent en rentrant, c’est ce qui est le plus important pour moi, et ça ne se voit pas sur Internet. Comment se sent-on dans l’hôtel ? Un hôtel doit être un cocon, un havre de paix, un lieu de ressourcement… Certains disent « comme un chez soi ». Je ne suis pas d’accord, on ne va pas à l’hôtel pour se sentir chez soi, sinon autant rester chez soi. En revanche, on aspire à se sentir chouchouté, à trouver une ambiance relaxante, une bulle de confort après une journée qui nous a parfois bousculés un peu.

Un premier exemple : Le Pilgrimage Village, à Hué au centre du Vietnam. Un magnifique environnement, et un hôtel dans lequel on se sent bien, tout simplement.

Le service et le confort

Un lit douillet, une salle de bain propre, des serviettes moelleuses, de la place pour poser sa valise… La base. Mais une base qui varie selon l’endroit, la culture, l’attention portée… En Asie, les lits sont plutôt plus durs que la moyenne, parce que c’est comme ça qu’on les aime. Au Japon, certains hôtels même hauts de gamme n’ont pas de salle de bain dans les chambres, car les Japonais préfèrent aller au bain public. Tout cela se vérifie donc. Le service, lui, n’a pas besoin d’être parfait, d’autant que les différences culturelles et un manque de formation peuvent parfois donner des résultats étonnants. Mais il se doit d’être bienveillant. Je préfère toujours un personnel qui fait tout ce qu’il peut pour un résultat minime, à une équipe qui fait tous les efforts possibles pour ne pas avoir à faire d’effort. Question d’atmosphère aussi !

Pour l’excellence du service, les Japonais sont rois, même s’ils sont parfois un peu rigides. Citons quelques ryokans comme Hoshino Kai Resort Unzen, ou l’hôtel Bear Monte sur Hokkaido.

L’emplacement

Où on dort, c’est important. Of course. Mais l’emplacement n’est pas non plus un critère immuable. En ville, la proximité d’une gare, d’un aéroport, des restaurants, fait la différence. En pleine nature, une belle vue participe à la qualité de l’expérience, comme un environnement au cœur d’un parc national.

Parfois, ces deux derniers critères, le confort et l’emplacement, prennent le pas sur l’atmosphère. Notamment dans les grandes métropoles, où l’offre d’hôtels de charme est limitée. A Tokyo par exemple, le choix naturel est un hôtel d’affaires, bien situé, confortable et fonctionnel. Tout simplement car les petits hôtels de style boutique n’existent pas.

Le Costaustralis, que je vous propose en Patagonie chilienne, est un bon exemple d’un hôtel qui offre une vue exceptionnelle sur la baie de Puerto Natales, et qui vous fera vous sentir au bout du monde !

La déco

Mes goûts sont simples, et j’espère que vous les partagerez. Le beau pour moi n’est pas dans l’ostentatoire, mais dans l’épuré. Pas dans l’étalage du luxe, mais dans les détails arrangés avec amour. Je peux aimer l’ambiance visuelle d’un hôtel pour des tas de raisons différentes : il s’intègre à la culture locale, il se fond dans la nature, il propose un design épuré relaxant… Un point revient toujours : le soin apporté par les propriétaires est visible.

Le José Nogueira, à Punta Arenas, me charme par son style palace un peu suranné…

Les valeurs

Bien qu’en bout de liste, ce critère est d’une importance capitale. S’il est important de s’adapter aux cultures locales, si les normes varient d’un pays à l’autre, je tiens à ce que les hébergements avec lesquels je travaille soient de petites structures, avec de préférence des propriétaires locaux, et qui adoptent des politiques responsables dans le domaine social comme environnemental.

J’en profite pour vous dire que je ne propose pas d’hébergements chez l’habitant. Par choix. D’abord parce que ce qu’on appelle « chez l’habitant » n’est que très rarement un vrai « chez l’habitant ». Souvent de petites chambres d’hôtes, conçues pour les touristes même si elles sont dans une maison particulière. Et je trouve ça trompeur. Mais aussi parce que si je suis ravi de vous emmener voir, échanger, dîner ou déjeuner chez l’habitant, je trouve le concept de dormir chez eux d’une part pas suffisamment confortable pour former cette bulle dont je parlais, et d’autre part trop intrusif. Chez Komorebi, on côtoie les gens la journée, mais on ne dort pas chez eux.

Le petit truc en plus

Je cherche de l’unique. Parfois je trouve du « presque unique ». Et souvent c’est assez pour être exceptionnel. Et puis de temps en temps, je tombe sur une perle, une vraie. Un hébergement dont il n’existe qu’un. Qu’on ne peut pas copier, qui restera toujours unique. Et c’est celui-là, que j’aime vous proposer par-dessus tout !

Je vous cite donc un de mes hébergements préférés. Au monde. Rien de moins. La Seigneurie du Triton, en Haute-Mauricie canadienne, est une ancienne pourvoirie, c’est-à-dire un relais de chasse. Outre le côté historique (l’hôtel a accueilli entre autres Churchill et Roosevelt), la propriété dispose de chalets disséminés sur l’immense domaine, on se sent vraiment au bout du monde.

Le prix

Il faut bien en parler. Parfois, je déniche la perle, mais la perle est trop chère. Mais comme je pars du principe que tout ce qui brille n’est pas de l’or, je cherche jusqu’à trouver ce graal, le bon rapport qualité-prix ! Parce que croyez-moi, quand on cherche bien, on peut parfaitement trouver un hôtel ou une chambre d’hôtes idéalement placés, charmants et agréables, confortables et propres, sans y laisser sa chemise !


 
 
 

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